La Galicière : à cœur vaillant rien d'impossible
Par Asso le vendredi 14 septembre 2007, 13:40 - Manifestations - Lien permanent
Samedi 8 septembre, la Galicière, l'ancienne usine de moulinage de la soie, sise à Chatte, fêtait sa protection au titre des Monuments historiques, en présence du président du conseil général André Vallini, du maire de Chatte André Roux, de Robert Pinet, président de la communauté de commune du Pays de Saint-Marcellin
Samedi 8 septembre, la Galicière, l'ancienne usine de moulinage de la soie, sise à Chatte, fêtait sa protection au titre des Monuments historiques. Après 2005 où ses bâtiments furent inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, ce sont désormais ses machines qui sont classées. Et pourtant. . . il y a dix ans, Jean Guibal, directeur de la conservation du patrimoine de l'Isère, avait visité le site et n'y avait pas cru ! Un projet, les Jardins du temps, concept original, touristique et culturel, devait y voir le jour. La Galicière privée de ses terres et donc l'élaboration d'un parking, n'a pu permettre la réalisation de ce merveilleux projet qui aurait dynamisé culturellement la région et aurait permis à Chatte d'être autre chose qu'un village "de passage" entre Saint-Marcellin et Saint-Antoine l'Abbaye.
Cependant, la Galicière vit et vibre comme une ruche dont les amis, les sympathisants, les adhérents (association Les amis de la Galicière) et surtout Nadia et Jean-Pascal Crouzet, les propriétaires, sont les chevilles ouvrières. Au cœur vaillant, rien n'est impossible ! Et du cœur il y en a, ce courage qui permet de vaincre malgré toutes les difficultés et Dieu sait que la Galicière en recelle ! Cette "vielle dame", comme l'appellent ses propriétaires, doit faire peau neuve. . . Pendant de longues années, elle s'est endormie, vivant sur un riche patrimoine certes, mais qui peu à peu c'est dégradé. Nichée à pied d'une colline, protégée par un écran d'arbres, la "vielle dame" en impose au paysage par sa stature altière de "grande dame" qui refuse de continuer à vieillir et, depuis quelque années, grâce à ses propriétaires qui se battent becs et ongles au sens propre comme au sens figuré pour la sauver, elle n'a cessé d'embellir. . .
Je l'ai toujours aimée et c'est pourquoi je la défends. On ne peut renier ce passé sans renier une partie de soi-même, ces racines qui font à la plupart d'entre nous tellement défaut et qui sont si fondamentales à notre propre exigence de construction. La volonté de nous attacher à notre passé est pour ceux qui en décident une passerelle salvatrice pour les générations futures : surtout ne pas les privés de leurs histoires afin qu'ils puissent construire solidement la leur. La Galicière fait partie de ce passé indestructible, salvateur.
Comme d'habitude, ce samedi 8 septembre à la Galicière, en présence du président du conseil général André Vallini, du maire de Chatte André Roux, de Robert Pinet, président de la communauté de commune du Pays de Saint-Marcellin, la fête était là, bien présente. Chaque fois, l'accueil est chaleureux, ponctué par le discours plein de passion, de joie, d'espoir de Nadia, la maîtresse des lieux. La Galicière vit parce que Nadia et Jean-Pascal non seulement y vivent, y travaillent, mais aussi "la" vivent ! Il faut les rejoindre dans leurs associations pour qu'enfin les projets aboutissent, pour que la jeunesse du site explose à nouveau.
Sous les ombrages, les nappes blanches volent légèrement. Les verres se remplissent d'ombre ou de soleil selon. . . le lierre court sur les tables autour des mets succulents dont le Dauphiné a le secret. Sous les parasols framboise, les convives s'installent doucement et entraînent des conversations dont la Galicière conservera tous les secrets. Des enfants jouent et leurs cris ponctuent le bourdonnement de cette ruche a laquelle nous sommes si fiers d'appartenir. . . pour quelques instants. . . pour toujours peut-être !
Merci à Nadia et Jean-Pascal Crouzet de nous faire rêver, merci pour la vaillance, leur joie, leur ambition aussi, les projets ambitieux sont ceux qui aboutissent. Un grand merci pour la Galicière.
Texte paru dans le Mémorial de l'Isère du 14 septembre 2007 dans rubrique "Le Tambour de Barbarella" Merci BB !
